Actualités Apsia
9 avr. 2014

L'ERP au coeur des tendances digitales !

APSIA, cabinet de conseil en innovation et transformation des systèmes d’information développe une vision où le SI doit être un avantage concurrentiel pour les entreprises qui savent suivre les tendances numériques. Dans le cadre de son cercle de partenaires conseil, l'éditeur d'ERP IFS interview Olivier Massonnat, directeur associé chez Apsia, sur la place que tient l’ERP dans cette dynamique.

QUE PEUT-ON DIRE DU ROLE DE L’ERP DANS LA TRANSFORMATION NUMERIQUE DES ENTREPRISES ?

L’ERP est au carrefour de l’accélération digitale et des différentes tendances IT remontées par des instituts comme le Gartner. Il est pourtant souvent perçu comme une informatique traditionnelle : un service utilitaire devant être uniquement stable et peu coûteux. Or, les entreprises peuvent développer de sérieux avantages concurrentiels en changeant leur vision du SI en général et de leur ERP en particulier : en faire un levier de valeur plutôt qu’un centre de coûts. De nombreuses sociétés nous ont donné récemment de bons exemples en changeant leur business model, en partie grâce à des déploiements d’ERP mieux adaptés à leur chaine de valeur.

QUE PEUT-ON DIRE SUR CET APPORT DE VALEUR JUSTEMENT ?

Bien trop souvent, la valeur créée suite à une implémentation est réelle mais paradoxalement la valeur perçue dans l’entreprise reste faible. Il ne faut donc pas oublier d’établir une véritable stratégie de « Business Intelligence » pour épauler son ERP. L’entreprise lui confie des volumes considérables de données : une stratégie BI adaptée permettra d’en récupérer la valeur associée, avec des KPI intelligents, des dashboards bien adaptés et une restitution des informations en phase avec les attentes et les capacités des métiers. Ce n’est pas un « nice to have », c’est au contraire ce qui va faire la différence.

A QUOI RECONNAIT-ON UNE BONNE STRATEGIE BI ?

Tout dépend du niveau des acteurs, de leur maturité, du secteur de l’entreprise, de son business model… Il faut bien entendu travailler en amont avec les métiers pour bien qualifier et définir l’information recherchée. C’est ensuite qu’on choisira les meilleures techniques de mise à disposition de l’information. Ces interrogations sur la BI peuvent paraitre anodines mais beaucoup ne se les posent pas. Les entreprises finissent alors par se procurer diverses solutions qui vont se chevaucher, sans que personne ne les exploite efficacement : on augmente les coûts pour un faible impact sur l’excellence opérationnelle. Le composant principal d’une bonne stratégie BI est donc d’avoir en priorité une approche métier, les outils étant souvent déjà disponibles.

EN CE SENS, LA CULTURE DE L’ENTREPRISE SEMBLE ETRE UN FACTEUR DETERMINANT ?

Exactement. Une grande entreprise aura son service dédié et expert, là où des entreprises de taille plus modeste aborderont la question de façon transverse avec les métiers. A ce titre, si les ETI « consomment » aujourd’hui de plus en plus d’ERP et de conseils, une profonde méconnaissance persiste sur l’importance d’associer une stratégie BI à la démarche d’intégration d’un ERP. 

Pour ces structures, l’implémentation d’un ERP ne doit pas se solder par outil sous-exploité ! C’est face à cette problématique que nous estimons que les consultants 2.0 d’APSIA ont un rôle prépondérant à jouer. Ils doivent avoir une expertise qui va leur permettre de faire le lien entre les métiers et les technologies. A cette fin, notre sourcing de compétences est très spécifique, avec des profils qui doivent avoir une adhérence « Business + IT ».

LES DSI EVOQUENT DE PLUS EN PLUS LES ENJEUX D’OUVERTURE DU SI DE L’ENTREPRISE… QUID DE L’ERP FACE A CE SUJET ?

Très concrètement, les entreprises sont de plus en plus confrontées aux acteurs dit « over the top » comme Amazon. En court-circuitant les chaînes de valeur classiques, ils ont un impact sur les business models de leur écosystème et il devient rapidement nécessaire de s’interconnecter avec eux, ne serait-ce que pour assumer les volumes d’affaires qu’ils permettent de générer. Des goulets d’étranglement risquent sinon de se former dans l’entreprise qui va bricoler des réponses marginales. Plus personne ne peut vivre dans un monde fermé. L’ERP doit lui aussi s’adapter à cette nouvelle réalité.

CETTE LOGIQUE EST VALABLE VIS-A-VIS DES PARTENAIRES, DES FOURNISSEURS, MAIS EGALEMENT DES CLIENTS ?

La demande d’interconnexion est très forte à tous les niveaux. Elle ne vient pas des possibilités techniques mais de la réalité business. Cette approche peut donc concerner les fournisseurs, les sous-traitants, les clients… de la gestion des commandes jusqu’au flux de trésorerie ! Tout le monde se rend compte des possibilités offertes par des partenariats plus poussés, par l’intensification des échanges internationaux, par la coopération et l’ouverture. Cela impacte bien évidement les ERP.

ET QUELLE EST LA MATURITE DES ACTEURS IT SUR LE SUJET ?

La réalité technique est complexe et il n’existe aucun standard. Bien trop souvent les intégrateurs classiques se concentrent sur des aspects de paramétrage oubliant les enjeux business liés à l’intégration de l’écosystème. Il n’en reste pas moins qu’en 2014, cette tendance devient un véritable critère de choix de la solution. Demain, l’ouverture sera une source incroyable d’innovation de processus pour les clients – les éditeurs prennent de plus en plus conscience qu’ils doivent la faciliter en offrant des frameworks d’intégration avec l’écosystème.

DIFFICILE DE PRETENDRE QUE L’ERP EST AU CARREFOUR DES TENDANCES DU NUMERIQUE SANS EVOQUER LE CLOUD. QUEL EST VOTRE AVIS ?

Le Cloud ERP n’est plus une tendance mais une révolution en marche qui doit être prise au sérieux dès aujourd’hui. La progression a été très nette bien que les experts débattent encore sur l’avenir du modèle « On-Premise » à long terme pour l’ERP. La réelle avancée du Cloud n’est pas technologique, elle est surtout une nouvelle proposition de valeur pour nos clients. Le premier intérêt du Cloud est de mettre à la disposition du client les dernières innovations des outils informatiques sans lui imposer des projets de montée de version.

Depuis des années, nos clients ont pris l’habitude de ne pas implémenter toutes les versions successives des solutions car les adaptions sont telles qu’elles imposent une nouvelle démarche de projet ERP. Ils sont donc invités à se priver des avancées technologiques et à réinvestir en moyenne tous les huit ans dans leur outil informatique.

Penser le Cloud, c’est donc avant tout réfléchir à l’accès à l’innovation pour faire de son SI un avantage concurrentiel. Mon opinion est que les solutions ERP qui couvrent un périmètre fonctionnel très large et nécessitent un paramétrage lourd et des verticalisations importantes, n’échapperont pas à la concurrence de « pure players » Cloud, comme l’a connu le monde du CRM.

QUELLES AUTRES TENDANCES SONT A SURVEILLER EN PRIORITE ?

La question du Big Data ne peut être ignorée, surtout quand on évoque l’ouverture du SI. L’interfaçage de l’informatique cognitive et de l’informatique transactionnelle va devoir entrer en ligne de compte. Quand votre ERP consolide par exemple vos données clients, il faudra l’interconnecter avec l’ensemble des systèmes analytiques Big Data. Les solutions qui faciliteront cette intégration auront un avantage évident : les grands éditeurs traditionnels ont d’ailleurs une carte à jouer avec le Big Data qui leur permettra de se différencier, les investissements sur ces technologies étant généralement assez lourds.

ET A PLUS COURT TERME ?

La mobilité est un enjeu immédiat. Le smartphone est devenu une extension de notre corps, une orthèse, et plus personne ne peut l’ignorer. La mobilité va donc devenir naturelle et les ERP adaptent déjà leur ergonomie et continueront de le faire. Elle permet de couvrir la totalité d’un processus opérationnel tout en s’affranchissant des contraintes de lieux. Il ne s’agit pas obligatoirement d’un des premiers critères de choix pour les clients actuellement, sauf pour certains secteurs comme la logistique où c’est au contraire une condition sine qua non. Attention, le passage au stade « prioritaire » peut être extrêmement rapide. Il faut donc être très vigilant sur ces changements soudains.

FACE A CES EVOLUTIONS RAPIDES… COMMENT LES ACTEURS DE L’ECOSYSTEME ERP PEUVENT-ILS APPORTER ENCORE PLUS DE VALEUR ?

A chacun son métier et sa spécialité. Apsia est un accélérateur de projets et nous voulons aller au-delà de la « réussite technique » pour proposer une réponse efficiente aux enjeux métiers de nos clients. Pour bien faire, nous avons besoin d’éditeurs qui innovent et qui proposent des solutions que nous positionnerons comme des avantages concurrentiels chez nos clients. Nous investissons beaucoup de temps avec les éditeurs qui partagent leurs roadmaps, leurs innovations, leurs visions et animent des écosystèmes de partenaires où les échanges d’expériences circulent de façon fluide. Mais nos clients le savent, avoir un partenaire conseil comme Apsia, c’est aussi la garantie d’une indépendance et de recommandations objectives pour leur accélération digitale, sans parti pris des éditeurs intégrateurs.

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